Les élèves de CM travaillent sur l’Armistice de la Grande Guerre

A l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918, nous nous sommes intéressés aux monuments aux morts de nos villages, la signification des symboles présents sur la plupart d’entre eux et le devoir de mémoire. Nous avons découvert le sens du mot commémoration.

Nous avons travaillé par groupes dans chacune de nos communes : Dampjoux, Fleurey, Liebvillers, Saint Hippolyte, Terres de Chaux, Valoreille et Vaufrey. Nous avions un questionnaire à remplir, il fallait donc se déplacer vers nos monuments. Certains sont des plaques commémoratives dans les églises  comme à Dampjoux, Fleurey et Valoreille:

Plaque commémorative Dampjoux

Plaque commémorative Valoreille

d’autres des stèles dans un cimetière comme aux Terres de Chaux:

stèle Terres de Chaux

ou encore de véritables monuments à Liebvillers, Saint Hippolyte et Vaufrey:

Monument Liebvillers

Monument Saint Hippolyte

monument Vaufrey

Nous avons appris une chanson de Florent Pagny intitulée « le soldat ». Voir lien :https://www.youtube.com/watch?v=EXKSd9WpdeU

Nous avons appris aussi la Marseillaise couplets 1 et 7 (celui des enfants) et enfin une poésie sur un soldat «  le dormeur du Val  » d’Arthur Rimbaud.

La réalisation du monument en art visuel :

Enfin, nous avons dessiné notre monument sur du papier blanc. Nous avons ensuite collé le monument sur une feuille couverte d ‘articles de journaux parlant de la guerre. Puis chaque groupe a représenté un ou plusieurs soldats sur du papier calque, et des symboles en couleur (croix, feuilles de laurier, colombe …) qui sont venus s’ajouter au monument. Voici nos productions:

 

Production de Sade et Suzie (Dampjoux)

Production de Zoé et Enzo M (Liebvillers)

Production de Shaïna, Quentin, Roméo, Yann
(Saint Hippolyte)

Production de Maëlyne, Océane, Albin
(Terres de Chaux)

Production de Célene, Zélie, Louenn et Paul
(Valoreille/Fleurey)

Production de Maylie, Eline, Enzo B et Tim
(Fleurey/Valoreille)

Production de Mickie et Wendy (Vaufrey)

La maîtresse a réalisé une petite exposition au rez-de-chaussée de l’école vers la bibliothèque. Elle l’a intitulée: Art’mistice.  La voici :

exposition Art’mistice

Retour en arrière de 100 ans pour les CM1/CM2

Notre journée « 1918 »

Le jeudi 20 septembre 2018, nous avons fait un retour en arrière de 100 ans.Nous sommes venus à l’école habillés comme dans le temps, en sabots, chemises à carreaux, jupes ou culottes courtes, bérets…  

Nous sommes montés au grenier. Là, habitent une colonie de chauve-souris. Il y avait de vieux pupitres, de vieux livres et des vieilles cartes suspendues.

Nous avons découvert la plume et le porte-plume. La maîtresse nous a montré des vieux cahiers écrits à la plume. C’était une très belle écriture. Ensuite, nous avons copié une leçon de morale: « La politesse est une clé d’or qui ouvre toutes les portes ». C’est un peu dur au début d’écrire à la plume .

Certains ont fait des ratures. Ensuite, nous avons eu droit au bonnet d’âne chacun notre tour. Mais, nous avons eu aussi des récompenses : un bon point et des tampons à colorier.

Dans la cour, les filles et les garçons étaient séparés. On a joué aux cordes à sauter , aux billes, à l’élastique, aux osselets, aux échasses et à la marelle.

C’était super , on s’est vraiment mis dans la peau de nos ancêtres! Et on aimerait refaire une journée comme celle-là. On en gardera un bon souvenir.

La classe de CM1/ CM2

 

 

 

Randonnée à la découverte de la grotte de la Roche

Dans le cadre du projet fresque, les élèves ont eu l’occasion de découvrir quelques traces du passé de Saint-Hippolyte au travers du patrimoine artistique et historique.

Ce voyage dans le passé n’aurait pas été complet sans la visite de la grotte de la roche située dans une falaise rocheuse surplombant Saint-Hippolyte.  Grâce au club randonnée de Saint-Hippolyte, nous sommes allés à la rencontre de ce lieu emblématique.

C’est parti pour 10 km de marche !

Nous sommes passés devant la tufière qui fut exploitée jusqu’au début du XXè siècle. Le tuf, matériau assez léger, dur et facile à tailler, était utilisé comme pierre de  construction car il résiste bien et durcit dans le temps. C’est également un excellent isolant thermique et phonique.

M. Boiteux nous donne des explications sur la tufière.

Dessin de M. Boiteux

Puis on repart …

… et au détour d’une prairie on aperçoit la grotte de la Roche. Site remarquable avec une ouverture dite porche de plus de 20m de haut. Creusée dans les falaises calcaires, cette grotte est à l’origine du peuplement du bourg de Saint-Hippolyte.

Le château de la Roche était l’un des rares châteaux troglodytes de Franche-Comté.

Édifié par les Comtes de la Roche, entre les XIe et XIIe siècles, il n’apparaît pas dans les textes. Situé à l’écart des routes, son rôle ne se conçoit que comme un refuge. Il a été rasé sous les ordres de Louis XIV.

A côté de l’entrée de la grotte, on distingue une visage dans la roche.

 

 

Blason des Comtes de la Roche.

Légende du Serpent Blanc

La grotte et la résurgence ont donné naissance à une légende. Celle-ci nous conte que le château était habité par un vieux comte et ses deux filles Ermantrude et Ariane. Après le mariage de la cadette, Ermantrude, les jeunes époux continuèrent d’habiter au château de la Roche. Mais le jeune prince trouvait le château trop petit et trop lugubre. Ermantrude demanda donc à son père l’autorisation d’aller vivre au château de Châtillon. Le vieux comte accepta à regret. Il fut très affecté par la séparation. Malgré les nombreuses visites de sa fille, le vieux comte tomba malade de chagrin. Le médecin du château usa de tous les remèdes sans succès. À bout de patience, Ariane, la fille ainée, fit quérir le médecin du comte de Montbéliard et fit hisser le fanion or et noir sur la tour de guet, signe convenu entre le château de la Roche et celui de Châtillon pour indiquer qu’une visite s’imposait. Ermantrude accourut aussitôt, ce qui émut le vieux comte. Le médecin arriva le lendemain. Après un examen méticuleux et une longue réflexion, il déclara que la cause du mal du comte était la présence dans la rivière souterraine, au fond de la grotte, d’un serpent venimeux. Et que tant que ce serpent vivrait, le comte dépérirait. Ces déclarations troublèrent tous les occupants du château qui craignirent être également victime du serpent. Nombreux déclarèrent même avoir aperçu un serpent blanc dans le ruisseau. Une surveillance du fond de la grotte fut donc ordonnée, mais le serpent blanc resta insaisissable. La santé du comte, qui se réjouissait de la présence de sa fille, s’améliorait de jour en jour. Constatant ceci, un garde du château, déclara avoir tué le serpent blanc en présentant à tous une grosse couleuvre décolorée. Il en fut puni, en effet, il mourut étouffé par un mystérieux serpent venimeux venu des entrailles de la grotte.

Reconstitution: dessin de M. Boiteux

Le château de La Roche comprenait deux bâtiments, séparés par une cour et un fossé.Le premier, flanqué de deux tours rondes, mesurait environ trois mètres de largeur et fermait complètement l’entrée de la grotte.Le second formait le corps principal de l’édifice, et comptait quatre pièces : une cuisine, un poêle et deux chambres, le tout sur une largeur de six mètres.Une échelle qui partait d’une ouverture dans le toit, permettait de gagner directement le poste de guet, placé à gauche de l’entrée, à une trentaine de mètres du sol.Aujourd’hui il ne reste quasiment rien de la première muraille, et seulement quelques pierres de l’écurie, située plus en aval.Le poste de guet paraît mieux conservé pour la simple raison qu’il est inaccessible sans matériel d’escalade. Le refuge de la roche englobait la vaste caverne qui s’étend au-delà des fortifications et qui elle pouvait abriter une population très importante.

Reconstitution: dessin de M. Boiteux

Un texte de 1573 révèle que le seigneur du lieu, la comtesse  Claudine de Rye, fit tenir  « garnison ordinaire à ses propre frais au château et maison forte du dit comté de La Roche » afin de surveiller les protestants.

Le château fut sans doute détruit lors de la conquête définitive de la Comté par Louis XIV en 1674 et, depuis son démantèlement, personne n’entreprit de restaurer ni même de consolider les structures restantes. Or paradoxalement, ce fut grâce à la conquête française, pourtant responsable de la disparition du château, qu’on sait à quoi il ressemblait au XVII° siècle : soucieux de préparer leur campagne, les stratèges français avaient ordonné que des espions relevassent plans et croquis détaillés des places comtoise afin d’en connaitre la valeur et les faiblesses. Réunis dans l’Atlas 103 de la Bibliothèque du Génie, ces plans décrivent ainsi une douzaine de villes et de châteaux comtois, le site de La Roche figurant parmi eux.

Au fond de la galerie, on accède directement à une rivière souterraine.

Souvenir laissé par des visiteurs

L’heure du pique nique…

Un grand merci aux parents de Juline et Baptiste qui nous ont accueillis à la ferme.

Lieu dit « La saunerie » à Soulce-Cernay. On peut voir l’ancien puits d’eau salée.

Vue d’ensemble du puits

Un grand merci aux randonneurs de Saint-Hippolyte qui nous ont accompagné pour cette belle journée. Nous remercions également M. Boiteux pour ses explications éclairées sur les vestiges du passé de Saint-Hippolyte.

 

 

 

 

Commémoration du 8 mai 1945

Les élèves de notre classe se sont retrouvés pour un défilé vers le Monument aux Morts de Saint-Hippolyte. Nous étions accompagnés par la fanfare, les pompiers et beaucoup de personnes qui se sont déplacées afin de se souvenir de tous les combattants morts pour la France. Avec quelques collégiens venus nous rejoindre pour cet évènement, nous avons chanté la Marseillaise. C’était un moment fort.

 

Visite à la Saline Royale d’Arc et Senans

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Dans le cadre du Parcours Artistique et Culturel (PEAC), les élèves de CP et CE1 ont  découvert la Saline d’Arc et Senans.  Ils ont été très impressionnés par ce lieu magnifique dont la structure particulière nous a permis de connaître l’architecte Nicolas Ledoux.

Claude Nicolas Ledoux est un architecte français (1736 – 1806) . Son style, à la fois néo-classique et visionnaire le distingue des autres courants architecturaux de son époque. La plupart de ses créations ont été détruites au XIXe siècle, mais il en subsiste de très beaux exemples.

L’origine de la Saline:

Au XVIIIe siècle, le sel, utilisé comme conservateur pour les aliments, est une denrée essentielle dont la valeur était bien plus importante qu’aujourd’hui. L’État en tirait une source de revenus très conséquente à travers un impôt : la Gabelle.

Il existe deux sortes de sel: le sel marin, issu des marais salants côtiers, et le sel gemme, obtenu par ébullition d’une saumure de sel fossile. Une saline est une usine de production du sel gemme pour la consommation domestique et industrielle. Il s’agit d’assécher et de rendre consommable le sel fossile laissé par d’anciennes mers disparues. Pour cela, on injecte de l’eau dans un banc de sel souterrain, puis on pompe la saumure, qu’on fait bouillir sur des feux de bois.

A cette époque, la Franche-Comté, annexée au Royaume de France sous le règne de Louis XIV, possède un sous-sol très riche en sel. C’est pourquoi Louis XV décide d’industrialiser son exploitation. Il ordonne donc la construction de la Saline d’Arc-et-Senans en 1774. Ce projet est confié à Nicolas Ledoux.

La saline de Chaux sera l’œuvre la plus ambitieuse de Nicolas Ledoux.

Plan de la Saline Royale d’Arc et Senans

Ledoux prévoyait la construction de toute une ville idéale tracée en cercle tout autour du pavillon du directeur et des ateliers de chauffe. Il a pu en réaliser la moitié; ces bâtiments accueillent aujourd’hui des expositions et des congrès.

 

L’exposition Luc Schuiten:

Outre ce lieu emblématique, les élèves ont découvert les œuvres d’un artiste architecte contemporain: Luc Schuiten.

La réflexion de cet artiste se porte sur le rapport de l’homme à la nature, Il imagine de nouveaux lieux de vie où la nature reprend ses droits et où les habitats sont essentiellement constitués d’organismes vivants et dont le modèle est l’arbre: « l’habitarbre ». Son objectif est de chercher des solutions alternatives à la dégradation de l’environnement.

Cette manière de penser est à l’origine de ce qu’il nomme « archiborescence » et donne une vision futuriste des villes qu’il imagine construites entièrement avec des matériaux vivants.

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Cité végétale

Il s’inspire également de la nature pour imaginer de nouveaux moyens de transport plus écologiques et en harmonie avec les écosystèmes: le tricyclopolitain, le tramodulaire, ou encore l’ornitoplane à ailes battantes.

Image associée

Le tramodulaire

 

L’ornitoplane

Lien vers le site de l’artiste.

 

L’atelier « adapte ta maison »:

Un atelier a été proposé aux élèves: il s’agissait de dessiner une maison adaptée à l’environnement, un peu à la manière de Luc Schuinten. Un atelier très inspirant pour les CP.